Quand renégocier vaut mieux que racheter
- CRD < 70 000 € : les frais d'un rachat externe ne s'amortissent pas. La renégociation, sans frais lourds, reste rentable.
- Durée restante < 7 ans : idem, pas assez d'horizon pour amortir un rachat externe.
- Écart modeste (0,3-0,6 point) : suffisant pour renégocier, insuffisant pour racheter.
- Relation bancaire ancienne et bonne : la banque a intérêt à vous garder.
Comment conduire la renégociation
- Obtenir une offre concurrente chiffrée. Un courtier vous produit une simulation sur 3-5 banques, ce qui vous donne un levier de négociation crédible.
- Écrire à votre banque avec la simulation concurrente et une demande formelle de réajustement de taux.
- Attendre la réponse sous 2-3 semaines. Si proposition insuffisante, relancer en mentionnant une démarche de rachat externe (pas de bluff — il faut être prêt à aller jusqu'au bout).
- Négocier l'assurance simultanément — la banque peut accepter de baisser la prime pour sécuriser la relation.
- Signer l'avenant qui entérine le nouveau taux et/ou la nouvelle durée.
Exemple chiffré
Prêt 2022 à 1,75 %, CRD 180 000 €, 22 ans restants. Marché 2026 : rachat externe accessible à 3,15 %.
Ici, le marché est DÉFAVORABLE à un rachat (le taux actuel est meilleur que le marché). La renégociation n'apporte rien.
Prêt 2023 à 4,30 %, CRD 215 000 €, 23 ans restants. Marché 2026 : 3,15 % externe.
- Rachat externe à 3,15 % : économie nette ≈ 35 000 € après frais.
- Renégociation interne : la banque propose typiquement 3,70 % (moins compétitive qu'un externe). Économie ≈ 18 000 €.
- Choix rationnel : rachat externe plus rentable dans ce cas. La renégociation n'est pertinente que si on veut éviter les frais ou si les 3 règles du rachat ne sont pas remplies.