Prêt dont le taux évolue selon un indice de référence (Euribor 3 mois généralement). Souvent plafonné par un cap. Permet de bénéficier de baisses de taux mais comporte un risque.
Le taux se compose d'un indice de référence, généralement un Euribor, auquel s'ajoute une marge fixe propre à la banque et qui, elle, ne bouge pas pendant toute la durée du prêt. La révision intervient aux dates prévues au contrat, le plus souvent à chaque anniversaire. Un prêt dit capé limite la variation à la hausse par rapport au taux initial — un cap +1 ou +2 signifie que le taux ne pourra pas dépasser le taux de départ augmenté de un ou deux points — la symétrie à la baisse étant souvent prévue. Il faut aussi identifier la mécanique d'absorption : dans certains contrats c'est la mensualité qui varie à durée constante ; dans d'autres la mensualité reste stable et c'est la durée qui s'allonge, avec un plafond d'allongement au-delà duquel la mensualité finit malgré tout par augmenter. Cette seconde formule rassure à court terme et peut surprendre à moyen terme.
Le code de la consommation encadre l'information de l'emprunteur. Le prêteur doit remettre, avec l'offre, une notice présentant les conditions et modalités de variation du taux, accompagnée d'un document simulant l'impact d'une variation sur la mensualité, la durée et le coût total du crédit. Ce document doit préciser son caractère purement indicatif : la simulation n'engage pas la banque sur l'évolution réelle des taux. Sur un prêt à taux variable, le prêteur est également tenu de vous informer chaque année du capital restant à rembourser. Vérifiez enfin l'existence d'une clause de sécurisation permettant de basculer à taux fixe en cours de route, et surtout à quelles conditions tarifaires — une option gratuite et une option payante n'ont pas la même valeur.
En France, le marché est très majoritairement à taux fixe, et le variable garde des usages ciblés : horizon de détention court avec revente programmée, prêt relais, ou contexte où les taux fixes sont élevés et où vous êtes en mesure d'absorber une hausse. Avant de signer, posez deux questions chiffrées. Quelle serait la mensualité si le taux atteignait le plafond du cap, dès la première révision possible ? Et que se passe-t-il si la limite d'allongement de durée est atteinte ? Ne comparez jamais une offre variable et une offre fixe sur le seul taux d'appel : comparez les TAEG et le scénario défavorable. Un taux variable non capé, ou dont le cap n'est pas clairement chiffré, expose à un risque qu'aucune prévision de marché ne permet de neutraliser.